« Je glissais ma main sous sa robe et là,  le constat était fructueux. Une magnifique rivière inondait toute la région de sa féminité…«  Le confessionnal, Julien Mabiala Bissila
J’en avais vaguement entendu parler. Une rencontre littéraire organisée par Essie Kelly, jeune écrivaine. Une rencontre dans une galerie d’art avec différents thèmes pour chaque date. Je n’avais pas pu me libérer à la première séance du mois de mai, mais j’étais décidé à faire l’expérience de ce rendez vous: « LES MO’ ».
Essie Kelly
Aussi quand j’eus écho de cette édition du 28 juin, me prédisposai-je pour ne la manquer pour rien au monde. Essie Kelly, la promotrice m’en avait elle même parlé et je m’étais engagée par le canal du blog à participer à la communication de cet événement. Et le thème annoncé me titillait déjà.
Il était 15 heures 30 quand j’entrais dans la galerie « Miroir de l’âme ». Je trouvais déjà des invités.  L’une d’eux m’accueillit telle l’hôte de la maison. Enthousiaste et pleine de vie, elle enchaînait les questions usuelles pendant que je choisissais une chaise où m’asseoir. J’étais déjà à mon aise et répondais interloquée aux questions de Sarah que je trouvais si vive et extravertie. C’était aussi amusant que plaisant. Le garçon à côté d’elle m’intéressait. On s’était futilement salués au moment où je parlais avec Sarah, mais son visage me revenait beaucoup. Je marquai donc une pause pour vérifier.  C’était bien lui. Louis Armand, amoureux d’art, particulièrement de littérature que je croisais souvent en ligne. Il était moins extraverti que ma nouvelle connaissance, mais tout aussi aimable. Essie vint vers nous saluer et annoncer que le programme démarrerait dans les minutes qui suivent.
échanges d’idées.
On formait donc un cercle pour échanger sur ce fameux thème: Érotisme et volupté,  l’extase des sens dans la littérature africaine. Tous les âges,  tous les statuts étaient représentés. Ado, adultes, enfants, et parents.
Essie marque tout de suite l’importance d’une distinction entre érotisme et pornographie. « La littérature érotique suggère la lente montée de l’ébullition qui conduit à l’effleurement des corps. » La pornographie, elle, n’a rien de subtile. Elle prend plaisir au contraire à tout montrer de façon crue. L’imagination du lecteur n’est plus sollicitée.
On ne saurait parler d’érotisme sans penser à la sexualité.  En Afrique les tabous ont souvent freiné les ardeurs de nos écrivains et leur plume. Mais il n’empêche que certains téméraires se sont exercés à cette littérature sensuelle et voluptueuse qui n’écarte jamais une vraie intrigue dans le livre: Zadi Zaourou, Calixthe Beyala, Ahmadou Kourouma…
Une atmosphère détendue.
Au cours des échanges,  nous avons abordé diverses questions. Est-il opportun de laisser son enfant lire une œuvre érotique? A quel âge? Comment ? La littérature érotique permet-elle au lecteur de vivre autrement sa sexualité ? Faut-il vraiment de quelques manières qu’il soit aborder aussi librement la sexualité dans une œuvre publique ? Autant de questions qui ont animé cette rencontre.
Le cadre intimiste qui s’était créé au fil des discussions avait permis aux invités de se mettre à leur aise et de mieux exposer leurs points de vue. C’était vraiment intéressant, qui plus est quand il y avait choc des idées.  Suis-je friande des tensions? Non (rires). J’ai juste tendance à penser que quand on discute, quand deux opinions divergent, il y a quelque chose à en tirer.
Et ce décor qui rappelait malicieusement le thème du jour…
En tous les cas, ce rendez vous fut enrichissant par ses rencontres, ses lectures, ses échanges,  et aussi le petit cocktail! (Rires).
Samedi prochain venez découvrir « LES MO’ ». Même heure, même lieu, nouveau thème.  Moi j’y serai.
 

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