Après la sortie du film d’animation Allah n’est pas obligé, basé sur le roman d’Ahmadou Kourouma, en ce début d’année, et du film Ebinto, basé sur l’ouvrage Les Frasques d’Ebinto d’Amadou Koné, explorons ensemble quelques autres ouvrages classiques ivoiriens qui pourraient faire l’objet d’intéressants longs métrages.
La voie de ma rue

Le bouleversement de la vie du personnage d’Éric, un jeune qui a tout aujourd’hui, qui perd tout demain et comment il va faire face à la cruauté d’un monde sans aucun soutien, le monde des enfants de la rue. Ce roman de Sylvain Kean Zoh ferait un long métrage dramatique à rebondissements qui serait sûr de toucher les spectateurs et de les laisser avec de fortes images.
Le retour de l’enfant soldat

Zongo est un rebelle qui, dans sa région natale, a commis bon nombre d’exactions et, dans une période délicate d’après-guerre, recherche la réhabilitation dans une communauté qui le rejette catégoriquement. À raison ? Le fait qu’il ait été enfant soldat ne pèse-t-il pas ? Écrite par François d’Assise N’Dah, l’histoire de Zongo, un antihéros en quête de rédemption, s’adapte toute seule tant elle possède déjà toutes les qualités d’un bon film.
Les confidences de Médor

Dans un style différent, mais tout aussi intéressant, une comédie dramatique remplie d’intelligents messages. La vie vue au travers des yeux d’un vieux chien, Médor, l’animal de la famille Bokasse. Médor observe tout et a beaucoup d’opinions sur tout ce qu’il voit. De l’humour et de la légèreté, une histoire atypique imaginée par Micheline Coulibaly, qui serait un beau challenge à adapter au grand ou au petit écran.
Le milieu littéraire en Côte d’Ivoire est une riche source que le cinéma pourrait encore plus explorer, pour le plus grand plaisir de nous, spectateurs.
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