Plus les années passent, plus les gratte-ciel sortent de terre, plus les bâtiments en béton, ornés de carreaux, se multiplient et plus les appartements « à l’américaine » sont proposés à une population ivoirienne. Aujourd’hui, plus que jamais, l’inspiration occidentale se ressent de plus en plus sur nos édifices. On serait tenté d’y voir une marque de développement ; toutefois, un sentiment commence à naître : le sentiment que cette architecture n’est pas en phase avec notre identité culturelle.

La culture est un élément vital de la façon de construire les rues et les bâtisses ; l’architecture étant l’art de concevoir des espaces de vie pour une communauté, ces espaces doivent exister pour servir au mode de vie de ses habitants, symboliser leur identité, mais aussi raconter leur histoire.

On peut le voir de par le monde : au Japon, en France, en Italie, à Cuba, les rues, les maisons, les immeubles, les magasins ont tous un aspect distinctif qui les rend uniques et reconnaissables.



Mais, au-delà de la pure forme, il y a aussi un aspect de fonctionnalité qui est déterminé par la position géographique et le climat. Tout ce qui est construit se doit de faciliter le déplacement, le confort, la vie communautaire. Ce ne sont jamais seulement que quatre murs. En Afrique aussi, nous avons des types de constructions qui nous sont spécifiques ; le problème est que ces dernières ne sont pas celles qu’on trouve en majorité dans nos zones rurales.

De quoi avons nous donc besoin ?

Le changement passeras par une compréhension des besoins de nos populations couplé à un savoir faire qui comprends les resources que nous possédons

  • L’utilisation de matériaux alternatives tel que l’argile ou la terre pour une construction durable et adaptative , les technique de construction existe déjà elle doivent juste être mise à jour
  • Une harmonie entre construction et végétation (architecture bioclimatique).
  • Une recherche de polyvalence dans nos bâtiments pour mieux affronter les périodes de fortes chaleurs et celles d’incessante pluie auquel nous faisons face chaque année
  • De meilleurs agencement des bâtiments pour avoir plus d’espace de circulation
  • Des constructions qui retourne à des traditions qui faciliterait la vie face aux périodes de coupure d’eau et de courant  ( espace plus ouvert donc illuminé naturellement )

En gros, il faut rechercher en nous, dans notre ingéniosité et dans nos matériaux, un nouveau savoir-faire qui pourrait régler en même temps les questions des conditions naturelles et l’inflation du prix des logements.

Aujourd’hui, énormément de jeunes artistes architectes ont à cœur de faire mieux, et ils sont rencontrés à mi-chemin par des citoyens qui, eux aussi, semblent intéressés par une façon nouvelle de penser nos espaces de vie. Même si, aujourd’hui, l’idée en est à ses balbutiements, elle est bel et bien en marche.

Un coup d’œil dans le futur

Le future est déjà là avec de talentueux spécialistes du domaine qui aider par les outils de créations 3 d et l’intelligence artificielle nous offre des projections de ce à quoi ce future pourrait ou devrait ressembler

Les nouchitectes,  Mix entre la culture urbaine ivoirienne, « le nouchi », et l’architecture, c’est un mouvement qui imagine un futur où des édifices futuristes évoluent en parfaite harmonie avec nos zones rurales.

Les nouchitectes compte Instagram :

https://www.instagram.com/reel/DaX1G43NFf7/?cplk=c3pudm43NzI2YmJo

Ensuite, dans un style plus épuré, plus simple, mais tout aussi impactant, nous avons Yastudio Architecture. Il se concentre sur l’ouverture du champ des possibles avec des propositions qui paraissent communes, mais dont le caractère unique se cache dans les détails.

Yastudio architecture compte Instagram :

https://www.instagram.com/p/DX7Py-xDN-8/?img_index=10&vrfl=MTk5emZwcmllZmlocQ==

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Categories: Société

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