Le matrimoine : les femmes au centre du fonctionnement fondamental de notre société. Une autre façon de penser le féminisme, un idéal raconté à travers des danses, des contes et des images. C’est ce spectacle particulier pensé et conçu par l’artiste Blick Bassy que l’on a pu expérimenter dans la salle du Yelams d’Abidjan ce vendredi 11 septembre 2026 .

Bikusti 3000, c’est d’abord une histoire de fiction qui peint l’évolution de nos peuples africains de la période précoloniale jusqu’à l’année 2050, dans une société changeante qui, dans une volonté constante d’avancement, s’est retrouvée à régresser. Qui donc pour apporter un changement nécessaire ? Ici ce sera le rôle de la reine Ngo Nyaga, souveraine suprême. Elle dressa un plan millénaire, une révolution visant à l’émancipation des peuples africains et de leur identité, une résistance qui se fera en dressant des armées, cinq plus précisément qui seront présentées en cinq actes. Ces bataillons étaient composés uniquement de femmes dont l’arme de prédilection était la danse.

C’est donc de façon théâtrale et chorégraphiée que les scènes s’enchaînent , peignant l’une après l’autre des tableaux de talentueuses danseuses jouant le rôle de ces néo-guerrières qui avaient un message à passer. La dystopie est devenue utopie, et de cette nouvelle société la femme est le centre névralgique. Pas par tyrannie ou despotisme mais, par nécessité fondamentale. La femme, comme la terre représente la vie. Une société qui se construit en comprenant cette idéologie est vouée à l’élévation sociale, morale, technologique et culturelle.
C’est dans ce sens que la danse est crucial parce qu’elle réaffirme que cette révolution est avant tout une question de culture. Les armes deviennent donc obsolète remplacer par quelque chose de plus fort, de plus expressif, de plus communicatif; l’art.

C’est pour cela qu’autour de la danse, il y’a aussi de la musique, des contes, des vidéos qui sont présentés au fur et à mesure du spectacle permettant une expérience immersive . chaque danseuse a apporté sa touche au show . On a pu déceler des pas de danses traditionelles africaines mixées a nos danses plus contemporaines telles que le biama pour le plus grand plaisir d’un public transit.
De l’écriture de Blick Bassy, aux costumes de Brice Toukam jusqu’au maquillage et à la coiffure de Nallah Sangaré, tous travaillent en harmonie pour offrir un récit d’anticipation simple mais efficace qui s’intéresse à nos réalités africaines.
L’histoire fictive, comme l’initiative bien réelle, passe le message qu’il faut raconter la femme africaine son importance d’antan, de maintenant et de plus tard.

