Notre culture est une richesse… nous avions envie de le rappeler.
Ce 19 août se déroulait à la caverne d’Abidjan, l’exposition immersive « Dagaba ». La belle initiative visant à mettre en lumière la beauté dans la simplicité de notre vie de tous les jours, été menée par Raissa Diaby et Marida Goffri qui nous ont fait le plaisir de répondre à quelques-unes de nos questions

Présentez-vous brièvement

Nous sommes Raissa Diaby et Marida Goffri, toutes les deux âgées de 24 ans. Nous sommes deux passionnées de photographie, de culture et d’art , avec l’envie de raconter des histoires et de mettre en lumière ce qui nous rassemble.
Qu’est-ce que l’évènement « DAGABA » ?

DAGABA est une exposition photographique immersive imaginée autour de la vie en communauté. À travers la photographie, la mise en scène et différents éléments du quotidien, nous avons voulu replonger les visiteurs dans une atmosphère familière : celle de la cour, de la maison, des repas partagés et de tous ces moments de vie dans lesquels chacun peut se retrouver.
L’idée était de créer une expérience dans laquelle on ne fait pas que regarder des photos, mais où l’on peut réellement se projeter.
Pourquoi ce nom ?

« DAGABA » signifie littéralement « grosse marmite ». La marmite représente parfaitement ce que nous voulions raconter : le repas autour duquel on se retrouve, on échange et surtout, on partage.
C’est aussi cette idée qu’il y a toujours de la place pour une personne de plus. C’est exactement l’esprit que nous voulions donner à l’exposition.
Qu’est-ce qui a motivé cette initiative ?

Nous voulions valoriser ces habitudes et ces gestes qui font partie de notre culture : l’accueil, le partage, la cour familiale, les discussions, les repas à plusieurs…
Notre culture est une richesse qui se perd petit à petit, et nous avions envie de rappeler l’importance de préserver cette dimension collective. Mais surtout, de pousser les gens à se retrouver, à sortir de l’individualisme et à recréer du lien.
Qu’est-ce que vous essayiez de communiquer via cet événement ?
Principalement que notre communauté est une richesse. À une époque où l’on peut facilement être ramené à soi-même et à son individualité, DAGABA était une invitation à revenir vers l’autre.
À travers le partage, la générosité, la transmission et l’hospitalité, nous voulions rappeler la valeur du collectif et l’importance de ces moments simples qui nous rapprochent.
L’idée pourrait finalement se résumer simplement par : « Viens manger, il y aura toujours une place pour toi. »
Prévoyez-vous de futurs événements dans cette même veine ?

Oui. DAGABA a été une première expérience qui nous a confortées dans l’envie de continuer à créer ensemble et d’aller encore plus loin.
Nous avons d’autres idées d’expositions et d’expériences artistiques autour de notre culture, de notre identité et surtout de ce qui nous lie. L’objectif est de continuer à explorer ces sujets sous des formes et des angles différents, tout en faisant découvrir au monde une nouvelle façon d’exposer et de faire vivre la photographie.


