Ce vendredi 09 octobre, parmi les nouvelles sorties musicales se trouvait un projet tout particulier. Un EP d’une artiste expérimentée qui n’avait pourtant plus rien sorti depuis plus de 5 ans, Idia Fofana. Ici elle nous offre un assortiment de 6 titres savamment intitulé « Première Vague ». Pour mieux comprendre l’artiste et le processus créatif derrière ce projet, nous avons interviewé Idia Fofana.

Déjà, qui est Idia Fofana ?

Idia Fofana est une passionnée des métiers de la voix. J’ai toujours voulu faire de la télé, présenter le JT et être une star de la musique. J’ai la chance d’évoluer depuis une dizaine d’années à la radio et à la télé en étant également chanteuse, maîtresse de cérémonie, voix off, comédienne de doublage…

Avant la sortie du single « pardonnez moi » et, aujourd’hui, de l’EP « Première vague », ta dernière sortie datait de 2021 avec « 2000 ». Pourquoi un aussi long hiatus ? 

Mes différentes activités professionnelles et les réalités de l’industrie musicale sont la raison de ce silence. La musique est un métier qui demande du temps, de la disponibilité et beaucoup de moyens.

Durant ces années, j’étais occupée à travailler, à accumuler des expériences et définir une direction plus claire, car je ne suis pas du genre à sortir de la musique juste pour être présente.

Sur « Première vague », En 6 track pour 19 minutes, c’est une pléthore de sonorités, des ballades aux morceaux un peu plus up-tempo que tu nous offres. Dans quel registre musical tu te cases et quelles sont les inspirations pour le projet ?

J’aimerais ne pas m’enfermer dans une case, même si ma base, c’est l’afro soul. Je suis guidée par l’émotion et le feeling. Je pourrais me surprendre et vous surprendre sur des rythmes sur lesquels on ne m’attend pas. Je suis pour la liberté de créer sans perdre son identité.
Et, ça se ressent un peu sur première vague, ce projet sur lequel j’ai été influencé par les relations humaines et ma sensibilité.

Beaucoup de chansons à thème, avec des textes à l’écriture parfois ironique, souvent mélancolique et surtout chargés de sens ( ex : Comme la fumée, Ministre de l’extérieur, affaire d’amour ou ôman entre autre ) Qu’est-ce que tu espères véhiculer comme message avec « première vague »  ? 

Je ne chante rien de nouveau. J’espère avec ma musique apporter une nouvelle couleur, un regard différent et faire comprendre voire accepter certains choix comme Ministre de l’extérieur.
Parfois une chanson n’a pas besoin de donner une leçon mais juste nous faire ressentir quelque chose et c’est ce que j’espère. Que ma musique touchera plus d’un.

Malgré tes multiples casquettes ( femme de média, animatrice, maître de cérémonie etc… ) ce projet ressemble vraiment à celui de quelqu’un qui s’adonne à la musique à plein temps, est-ce qu’aujourd’hui Idia Fofana vient définitivement s’imposer dans l’industrie ? 

Oui, totalement. J’ai décidé de donner à la musique la place qu’elle mérite dans ma vie. Je suis consciente que l’industrie musicale demande de la constance, de la discipline et une capacité à se renouveler. Et je suis prête à m’y investir sérieusement.
Première Vague est le début d’un chapitre que j’ai réellement envie d’écrire et de faire grandir.

Premier vrai projet depuis ta première sortie en 2018, un retour au goût de nouveau départ et même de présentation, qu’est-ce que Idia Fofana espère atteindre avec Première vague ? 

J’aimerais que Première Vague soit une véritable rencontre entre mon univers et le public. C’est mon premier EP, qui en 19 minutes, ouvre plusieurs petites fenêtres sur ma personnalité, ma sensibilité et ma manière de voir la vie.
J’aimerais que le public prenne le temps de l’écouter, de s’approprier les chansons et d’avoir envie de découvrir la suite.

Aujourd’hui, l’EP est sorti, les auditeurs vont s’en emparer, mais pour toi, c’est quoi déjà la prochaine étape ? 

La prochaine étape, c’est de faire vivre le projet. Le vrai travail démarre après la sortie. Et j’ai envie que mes chansons vivent au-delà des plateformes de streaming.
Ça passe aussi par les médias et d’ailleurs merci à vous, Culturiche pour la mise en lumière. Je veux donner le temps à Première Vague de rencontrer son public, tout en continuant à avancer jusqu’aux prochaines vagues…

Dès ce dimanche 11 octobre, vous aurez la chance de découvrir ou redécouvrir l’artiste sur la scène du Parc des Expositions d’Abidjan, en première partie du concert de Tayc.

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Categories: Arts scéniques

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